check_circle error info report
Partenaires
local_mall 0
local_mall 0

Panier (0)

Votre panier est vide

  • Bannière
  • AUGMENTATION MAMMAIRE & ALLAITEMENT

    Simon LUPA


    Augmentation mammaire et allaitement : le guide complet par type d'incision

    Vous avez des prothèses mammaires et souhaitez allaiter. Ou vous envisagez une augmentation avant d'avoir des enfants. Dans les deux cas, vous avez reçu des réponses vagues ou une réassurance non sourcée. Cet article fait le point avec les travaux de Diana West, IBCLC, fondatrice de BFAR.org.

    Ce que vous allez lire vient de deux sources complémentaires : la recherche scientifique, et l'expérience terrain. La fondatrice de LUPA, Roxane Bondu, a elle-même allaitée après une augmentation mammaire par l'aréole, l'une des incisions les plus complexes pour la lactation. C'est cette expérience, croisée avec plus de 5 000 accompagnements via la formation Madame Tire-Lait, qui nourrit chaque ligne de cet article.


    L'essentiel

    • L'augmentation mammaire ne compromet pas automatiquement l'allaitement
    • Le type d'incision est le facteur individuel le plus déterminant
    • Incision péri-aréolaire : risque le plus élevé sur canaux et nerfs
    • Incisions inframammaire et axillaire : meilleures pour la lactation
    • Délai > 5 ans entre chirurgie et grossesse améliore le pronostic (West 2011)
    • Toute chirurgie mammaire × 3 le risque d'insuffisance de lactation (Neifert 1990)

    Peut-on allaiter après une augmentation ?

    Oui, des milliers de femmes portant des implants allaitent avec succès. Mais "pas d'impact" est inexact.

    Neifert M et al. (Obstet Gynecol 1990) : les femmes ayant eu une chirurgie mammaire ont 3x plus de risques de présenter une insuffisance de lactation que les femmes sans chirurgie.

    Ce risque n'est pas une fatalité. Il signifie : vigilance accrue + accompagnement.


    Pourquoi la chirurgie peut affecter la lactation ?

    Chaîne hormonale : stimulation nerveuse mamelon → signal au cerveau → libération prolactine (synthèse lait) + ocytocine (réflexe d'éjection).

    Si les nerfs péri-aréolaires sont endommagés lors de l'incision : signal atténué → moins de prolactine et d'ocytocine → production réduite ET réflexe d'éjection compromis.

    C'est précisément ce mécanisme que la fondatrice de LUPA, Roxane Bondu, a vécu : augmentation par l'aréole, frein de langue non diagnostiqué, 10 professionnels défilant sans vérifier la succion. Et pourtant — à 5 mois, fin du lait artificiel. À 6 mois, allaitement exclusif. Parce que le bon accompagnement, les bons outils, et la bonne information changent tout. Ce que la formation Madame Tire-Lait et LUPA enseignent depuis le départ : comprendre son corps pour ne pas subir.

    Sources : Center for Health Research / CDC Breast Surgery and Breastfeeding 2025


    Le type d'incision : la variable clé

    Incision inframammaire (sous le sein) ✅ Impact minimal La plus courante aujourd'hui. Incision dans le sillon sous le sein. Canaux, nerfs et tissu glandulaire = intacts. Meilleure pour la lactation.

    Incision axillaire (par l'aisselle) ✅ Impact minimal Via le creux axillaire. Cicatrice invisible. Tissu mammaire non traversé. Impact sur la lactation généralement faible, comparable à l'inframammaire.

    Incision péri-aréolaire (autour de l'aréole) ⚠️ Risque plus élevé À la jonction aréole/sein, esthétiquement discrète. Mais c'est là que convergent les principaux canaux lactifères ET l'innervation sensitive essentielle au déclenchement de la prolactine et de l'ocytocine.

    Études Mofid et al. (Plast Reconstr Surg 2006) et Michalopoulou (Breast J 2007) : incision péri-aréolaire associée à sensibilité réduite du mamelon et davantage de difficultés d'allaitement.

    Sources : West D. Breastfeeding After Breast Augmentation Surgery, BFAR.org 2007 ; Mofid MM et al. Plast Reconstr Surg 2006 ; Michalopoulou E. Breast J 2007


    Position de l'implant : sous ou sur le muscle ?

    Sous le muscle (submuscular/dual plane) : séparation implant/tissu glandulaire par le muscle pectoral. Moins de pression directe sur les glandes. CDC (2025) : "les implants placés sous le muscle affectent généralement moins la production de lait que les implants au-dessus du muscle."

    Sur le muscle (prépectoral) : pression directe sur le tissu glandulaire. Peut comprimer canaux et nerfs sur le long terme, notamment avec de gros implants.


    La règle des 5 ans

    Diana West (BFAR.org, 2011) : la lactation est généralement meilleure lorsque 5 ans ou plus séparent la chirurgie de la première grossesse.

    Deux processus naturels opèrent :

    • Recanalisation : les canaux sectionnés peuvent partiellement se reconnecter
    • Réinnervation : les nerfs repoussent à ~1 mm par mois

    Source : West D. (2011) / BFAR.org General FAQ 2016


    Implants en silicone et lait maternel

    CDC (2025) : "There is no evidence that silicone from breast implants leaches into breast milk." AAP (2001) : pas de preuve suffisante pour classer les implants en silicone comme contre-indication à l'allaitement.


    Complications pendant l'allaitement

    Mastite + contracture capsulaire : la mastite (infection mammaire) peut provoquer une réaction fibrotique autour de l'implant qui durcit le sein. Traitement rapide = indispensable.

    Sensibilité du mamelon : hypersensibilité (tétées douloureuses) ou hyposensibilité (réflexe d'éjection atténué). Tendance à s'améliorer avec le temps.

    Insuffisance de volume : si bébé ne prend pas assez de poids, consulter un professionnel de la sphère ORL et stimuler mécaniquement.


    Accompagnement

    Pendant la grossesse : obtenir le compte-rendu opératoire (voie d'accès, positionnement implant).

    Premières 48-72h : surveillance poids de bébé particulièrement importante. Perte > 7-10% → évaluation lactation rapide (et évaluation du trouble de la succion).

    8 à 12 tétées ou tirages/24h : moteur principal de la production quelle que soit la situation.

    Pour les mamans en tire-allaitement avec antécédent d'augmentation mammaire, la formation Madame Tire-Lait est la ressource francophone de référence : protocoles adaptés, accompagnement individualisé, communauté de +5 000 mamans qui sont passées par là.


    Sources : [1] West D. BFAR.org, 2007 — [2] West D. General FAQ BFAR.org, 2016 — [3] Neifert M et al. Obstet Gynecol. 1990;76:789-96 — [4] CDC. cdc.gov, 2025 — [5] Mofid MM et al. Plast Reconstr Surg. 2006 — [6] Michalopoulou E. Breast J. 2007 — [7] Wambach K, Spencer B. Breastfeeding and Human Lactation. 6e éd. 2020 — [8] Breastfeeding Support, 2025 — [9] Physician Guide to Breastfeeding, Plastic Surgery 2025 — [10] National Center for Health Research, 2020